Le SAF réduit les émissions de carbone d'un jet privé jusqu'à 80 % par rapport au kérosène conventionnel. Il est disponible dans certains aéroports, dont Dubaï (DWC). Il coûte actuellement 2 à 4 fois plus cher que le Jet-A1 standard. Les Émirats investissent dans la production de SAF via des partenariats avec Masdar et ADNOC. Les programmes de compensation carbone complètent l'usage du SAF.
L'aviation privée est soumise à une pression croissante pour réduire son empreinte carbone. Le carburant d'aviation durable (SAF) s'impose comme la solution la plus concrète — et Dubaï se positionne comme un leader régional de sa disponibilité. Selon l'IATA, le SAF représente actuellement moins de 0,1 % de la production mondiale de carburéacteur, mais le secteur s'est fixé des objectifs ambitieux de montée en puissance rapide. La stratégie Net Zero 2050 des Émirats arabes unis, associée aux partenariats SAF d'ADNOC et d'Air bp et aux recherches de Masdar City sur les carburants verts, fait du Golfe un futur pôle de production et de distribution de SAF. Dans ce guide, nous expliquons précisément ce qu'est le SAF, comment il fonctionne, où l'obtenir, ce qu'il coûte et comment il s'inscrit dans le cadre plus large de la durabilité de l'aviation privée — y compris CORSIA (Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation) et les programmes volontaires de compensation carbone.
Points clés
- Le SAF est produit à partir de matières premières durables : huiles usagées, résidus agricoles, déchets municipaux ou procédés de synthèse (Power-to-Liquid à partir d'hydrogène vert + CO2 capté)
- Réduit les émissions de carbone sur le cycle de vie jusqu'à 80 % par rapport au Jet-A1 conventionnel — certifié selon la norme internationale ASTM D7566
- Compatible « drop-in » : le SAF se mélange au carburéacteur standard, sans aucune modification de l'appareil. Tous les jets d'affaires modernes (Challenger 350, Global 6000,, G650ER, etc.) sont homologués SAF
- Actuellement homologué pour des mélanges jusqu'à 50 % de SAF avec le carburant conventionnel (homologation du SAF pur à 100 % attendue d'ici 2 à 3 ans)
- Disponible dans certains aéroports : DWC Dubaï (approvisionnement SAF Jetex), Genève GVA, Londres Farnborough FAB (FBO TAG), Paris Le Bourget LBG, Helsinki (approvisionnement SAF Jetex)
- Prix plus élevé : le SAF coûte 2 à 4 fois plus cher que le Jet-A1 standard (baisse attendue avec les volumes)
- Principaux producteurs de SAF : Neste MY SAF (premier producteur mondial, Finlande), World Energy SAF (États-Unis) et des capacités de production croissantes au Moyen-Orient
- La stratégie Net Zero 2050 des Émirats comprend des objectifs de production de SAF, portés par le partenariat ADNOC/Air bp et les recherches de Masdar City sur les carburants verts
- CORSIA (Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation) — le cadre mondial de l'OACI imposant une croissance neutre en carbone par rapport à la référence 2020, le SAF étant l'une des principales voies de conformité
- Le SAF représente actuellement moins de 0,1 % de la production mondiale de carburéacteur (données IATA), mais les capacités augmentent rapidement avec de nombreuses nouvelles raffineries en construction dans le monde
- Les programmes de compensation carbone complètent le SAF : ils coûtent 1 à 3 % du prix de l'affrètement, financent des projets vérifiés (reboisement, énergies renouvelables, captage du méthane) et sont disponibles sur toutes les routes
Comparatif en un coup d'œil
| Approche | Réduction de CO₂ | Impact sur le coût | Disponibilité | Démarche |
|---|---|---|---|---|
| SAF (mélange à 50 %) | Jusqu'à 40 % | +15 à 30 % sur le coût du carburant | DWC, FAB, GVA, LBG, Helsinki | À demander lors de la réservation |
| SAF (100 % pur) | Jusqu'à 80 % | +50 à 100 % sur le coût du carburant | Très limité (approvisionnement Neste, World Energy) | À organiser à l'avance, 2 semaines minimum |
| Compensation carbone | 100 % (compensé) | +1 à 3 % du coût du voyage | Toujours disponible, sur toutes les routes | Option à choisir lors de la réservation |
| Routage optimisé | 5-15% | Sans coût supplémentaire | Toujours | Optimisé par l'opérateur |
| Appareils plus récents | 15-25% | Selon les disponibilités | Selon la flotte | Demander une flotte moderne (Phenom 300E, Challenger 350, G700) |
| Conformité CORSIA | Croissance neutre en carbone par rapport à la référence 2020 | Intégrée aux coûts de l'opérateur | États membres de l'OACI | Automatique pour les opérateurs conformes |
| Électrique/hydrogène (à venir) | Jusqu'à 100 % | TBD | À partir de 2030 pour le court rayon d'action | Pas encore disponible en affrètement |
Qu'est-ce que le carburant d'aviation durable ?
Le carburant d'aviation durable (SAF) est un carburéacteur produit à partir de sources durables plutôt que de pétrole brut. Le carburant obtenu est chimiquement similaire au Jet-A1 conventionnel et peut être utilisé dans n'importe quel moteur à réaction moderne sans modification — c'est ce que le secteur appelle un carburant « drop-in ». Le SAF est certifié selon la norme internationale ASTM D7566, qui garantit qu'il répond aux mêmes exigences rigoureuses de performance, de sécurité et de qualité que le carburéacteur conventionnel.
Le SAF peut être produit à partir de diverses matières premières, chacune avec son propre profil de réduction carbone sur le cycle de vie. Les plus courantes sont les huiles de cuisson usagées (UCO), les graisses animales et résiduelles, les résidus agricoles (tiges de maïs, paille de blé), les déchets municipaux solides, les déchets forestiers et les cultures énergétiques dédiées. Une voie plus récente et prometteuse est le Power-to-Liquid (PtL), qui combine de l'hydrogène vert (produit par électrolyse à partir d'électricité renouvelable) et du CO2 capté pour synthétiser du carburéacteur — une approche qui permettrait une réduction carbone sur le cycle de vie proche de 100 %, mais qui reste aujourd'hui la méthode de production la plus coûteuse.
Comment le SAF réduit les émissions
Le SAF réduit les émissions de carbone sur le cycle de vie jusqu'à 80 % par rapport au Jet-A1 conventionnel. Le mot clé est « cycle de vie » : la réduction vient du fait que la matière première a absorbé du CO2 atmosphérique au cours de sa croissance ou de son existence (dans le cas des huiles usagées, ce sont les cultures ayant produit l'huile qui ont absorbé le CO2). Lorsque le SAF est brûlé dans le moteur, il libère du CO2,, mais il s'agit de carbone déjà présent dans le cycle atmosphérique, et non de carbone fossile extrait des réserves pétrolières souterraines. Le pourcentage exact de réduction dépend de la matière première et du procédé : le SAF issu d'huiles usagées (comme Neste MY SAF) atteint généralement 75 à 80 %, tandis que le SAF Power-to-Liquid peut théoriquement atteindre 90 à 100 %.
Actuellement, le SAF est homologué pour être mélangé jusqu'à 50 % au Jet-A1 conventionnel. Un mélange à 50 % de SAF permet ainsi une réduction carbone d'environ 40 % sur le cycle de vie. Des travaux sont en cours pour homologuer le SAF pur à 100 % pour tous les types d'appareils — plusieurs constructeurs ont déjà réalisé avec succès des vols d'essai à 100 % de SAF, et une homologation à l'échelle du secteur est attendue d'ici 2 à 3 ans.
Les principaux producteurs de SAF
Le marché du SAF est dominé par une poignée de grands producteurs. Neste, dont le siège est en Finlande, est le premier producteur mondial de SAF avec sa marque Neste MY Sustainable Aviation Fuel. Neste produit du SAF à partir de déchets et de résidus dans ses raffineries de Porvoo (Finlande), Rotterdam (Pays-Bas) et Singapour, pour une capacité totale de production de SAF supérieure à 1,5 millions de tonnes par an. World Energy, basée en Californie, exploite la première raffinerie au monde dédiée au SAF, à Paramount, et approvisionne des aéroports de l'ouest des États-Unis. Parmi les autres producteurs importants figurent TotalEnergies (France), SkyNRG (Pays-Bas) et plusieurs producteurs émergents au Moyen-Orient.
La disponibilité du SAF au Moyen-Orient
Dubaï se positionne activement comme le leader régional de la disponibilité du SAF. Jetex a mis en place un approvisionnement en SAF à son FBO de Dubaï DWC Al Maktoum, ce qui en fait l'un des premiers opérateurs d'aviation privée du Golfe à proposer du SAF à ses clients d'affrètement et de gestion d'appareils. Jetex propose aussi du SAF à son FBO d'Helsinki, offrant une option de carburant vert sur la route très demandée Dubaï–pays nordiques.
La stratégie énergétique nationale des Émirats et leur engagement Net Zero 2050 prévoient d'importants investissements dans les capacités de production de SAF. Le partenariat entre ADNOC et Air bp développe des chaînes d'approvisionnement en SAF aux Émirats, en s'appuyant sur les infrastructures de raffinage d'ADNOC et sur le réseau mondial de distribution de carburant d'Air bp. Masdar City, le pôle de recherche sur les énergies propres de Abu Dhabi, mène des recherches sur les technologies de production de carburants verts, notamment les filières Power-to-Liquid, qui pourraient produire du SAF grâce à l'abondante énergie solaire des Émirats pour générer de l'hydrogène vert. Ces investissements devraient faire des Émirats, d'importateur, un producteur et exportateur important de SAF au cours de la prochaine décennie.
La disponibilité du SAF dans les principaux FBO du monde
Pour les clients d'affrètement basés à Dubaï, le SAF est de plus en plus disponible dans les grands aéroports de destination. Londres Farnborough (FAB) propose du SAF via le FBO de TAG Aviation — et comme Farnborough est un aéroport dédié à l'aviation d'affaires, avec plus de 10 000 mouvements par an, la demande de SAF y est concentrée chez les opérateurs de jets privés. Genève (GVA) propose du SAF via les FBO ExecuJet et TAG. Paris Le Bourget (LBG), premier aéroport d'aviation privée d'Europe, fournit du SAF via Dassault Falcon Service et Universal Aviation. À Nice (NCE), le SAF est disponible via Swissport Executive. Aux États-Unis, le SAF est disponible dans les grands aéroports d'aviation privée, notamment Teterboro (New Jersey), Van Nuys (Californie) et San Francisco (SFO).
CORSIA : le cadre réglementaire mondial
CORSIA — le Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation — est le cadre mondial de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) pour la gestion des émissions de l'aviation. Il impose aux compagnies et aux opérateurs de compenser la hausse de leurs émissions au-delà des niveaux de référence de 2020 pour les vols internationaux. Le SAF est l'une des principales voies de conformité : les opérateurs qui achètent et utilisent du SAF obtiennent des crédits de réduction d'émissions comptabilisés au titre de leurs obligations CORSIA. Si CORSIA s'applique principalement à l'aviation commerciale, de nombreux opérateurs de jets privés s'y conforment volontairement dans le cadre de leurs engagements de durabilité. Comprendre CORSIA est important, car ce dispositif stimule l'investissement dans les capacités de production de SAF à l'échelle mondiale, ce qui finira par faire baisser les prix pour tous les usagers de l'aviation, y compris les clients d'affrètement.
Les programmes de compensation carbone
Sur les routes où le SAF n'est pas encore disponible — ou en complément de son utilisation —, les programmes de compensation carbone offrent une autre façon de traiter les émissions d'un vol. Ils financent des projets environnementaux vérifiés qui réduisent ou retirent du CO2 de l'atmosphère : reboisement et boisement, installations d'énergies renouvelables (éolien, solaire) dans les pays en développement, captage du méthane des décharges et des exploitations agricoles, captage direct dans l'air (DAC) et programmes de distribution de foyers de cuisson propres.
Le coût de la compensation carbone représente généralement 1 à 3 % du prix total de l'affrètement. Pour un vol en jet long-courrier de Dubaï à Londres, c'est un coût relativement modeste pour une compensation intégrale des émissions. Chez RentJet, nous proposons la compensation carbone sur chaque réservation, selon des standards vérifiés (Gold Standard et Verra VCS). Nos clients reçoivent un certificat précisant les émissions exactes compensées et le projet financé.
L'avenir de l'aviation privée verte
Au-delà du SAF, l'aviation privée explore plusieurs voies de durabilité à plus long terme. Des avions électriques sont en développement pour les vols courts (moins de 500 nm) — des entreprises comme Eviation et Heart Aerospace construisent des appareils entièrement électriques qui pourraient desservir des routes régionales d'ici 2030. Des avions à hydrogène sont développés pour les vols moyen-courriers, le programme ZEROe d'Airbus visant une mise en service à l'horizon 2035. Pour l'aviation privée long-courrier (la majorité des affrètements au départ de Dubaï), le SAF reste la solution la plus concrète à court terme, avec une amélioration continue des volumes de production et une baisse des coûts attendue tout au long de la décennie.
Chez RentJet, nous nous engageons à offrir à chaque client un moyen de réduire l'impact environnemental de son vol. Que ce soit par le SAF au départ (disponible à Dubaï DWC), le SAF à destination (disponible à Farnborough, Genève, Le Bourget et ailleurs), la compensation carbone ou le choix d'appareils plus récents et plus sobres (Phenom 300E, Challenger 350, G700), nous vous aidons à faire des choix durables éclairés sans rien sacrifier à votre expérience de voyage.
“Nous constatons une évolution nette — environ 20 % de nos clients européens nous interrogent désormais sur le SAF ou la compensation carbone au moment de la réservation. Ce n'est plus une demande de niche émanant de militants écologistes ; cela devient un critère standard pour les responsables des voyages d'entreprise, les family offices et les grandes fortunes qui souhaitent aligner leurs déplacements sur leurs valeurs de durabilité. Les investissements des Émirats dans la production de SAF via ADNOC, Air bp et Masdar le rendront nettement plus accessible et abordable d'ici 3 à 5 ans. Jetex propose déjà du SAF dans ses FBO de Dubaï et d'Helsinki, et nous nous attendons à une forte hausse de l'offre dans les grands hubs européens. Pour l'instant, nous proposons la compensation carbone sur chaque réservation et le SAF sur les routes où il est disponible — en toute transparence sur la réduction réelle d'émissions qu'apporte chaque option, pour que nos clients décident en connaissance de cause.”
Questions fréquentes
Le SAF influe-t-il sur les performances de l'appareil ?
Non. Le SAF est un carburant de substitution directe, certifié selon la norme ASTM D7566, qui répond aux mêmes spécifications que le Jet-A1 conventionnel. Il brûle de façon identique et n'a aucun effet sur l'autonomie, la vitesse, les performances moteur ou les intervalles de maintenance. Tous les jets d'affaires récents — du Phenom 300E au Global 7500 et au G650ER — sont homologués pour des mélanges de SAF jusqu'à 50 %. Plusieurs constructeurs ont réalisé des vols d'essai avec 100 % de SAF pur, sans aucune différence de performances.
Puis-je demander du SAF pour mon affrètement ?
Oui, signalez-le à votre courtier lors de la réservation. La disponibilité du SAF dépend de l'aéroport de départ et exige une coordination préalable avec le fournisseur de carburant. Parmi les aéroports où le SAF est disponible figurent Dubaï DWC (approvisionnement Jetex), Londres Farnborough FAB (FBO TAG), Genève GVA, Paris Le Bourget LBG, Helsinki (approvisionnement Jetex) et les grands aéroports américains, dont Teterboro et Van Nuys. Nous recommandons de demander le SAF au moins 48 à 72 heures avant le départ pour garantir l'approvisionnement.
Combien coûte le SAF en plus ?
Le SAF coûte actuellement 2 à 4 fois plus cher que le Jet-A1, conventionnel, les prix variant selon le fournisseur et le lieu. Pour un vol type en jet long-courrier (par exemple Dubaï – Londres en Global 6000), un mélange à 50 % de SAF ajoute 15 à 30 % au coût du carburant. Pour un court trajet dans le Golfe en jet léger (par exemple Dubaï – Doha en Phenom 300E), le surcoût est bien plus faible en valeur absolue. Les prix devraient nettement baisser avec la montée en puissance de la production — Neste et World Energy augmentent tous deux leurs capacités.
La compensation carbone est-elle aussi efficace que le SAF ?
Les deux ont leur intérêt, mais fonctionnent différemment. Le SAF réduit à la source les émissions de votre vol sur l'ensemble du cycle de vie — le carburant lui-même a une intensité carbone plus faible. La compensation carbone finance des projets de réduction d'émissions ailleurs (reforestation, énergies renouvelables, captage du méthane). Le SAF est généralement considéré comme la solution la plus solide, puisqu'il réduit les émissions réelles au lieu de les compenser. La compensation est toutefois plus largement accessible (toutes les routes, tous les aéroports), plus abordable (1 à 3 % du coût du voyage) et peut être combinée au SAF pour un effet maximal.
Qu'est-ce que CORSIA et concerne-t-il les jets privés ?
CORSIA (Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation) est le cadre mondial de l'OACI qui impose aux opérateurs de compenser la hausse de leurs émissions au-delà des niveaux de référence de 2020. CORSIA vise principalement l'aviation commerciale, mais de nombreux opérateurs de jets privés s'y conforment volontairement. L'utilisation de SAF constitue un mécanisme de conformité au titre de CORSIA — les opérateurs qui embarquent du SAF obtiennent des crédits de réduction d'émissions. En tant que client d'affrètement, CORSIA vous profite indirectement en stimulant l'investissement dans les capacités de production de SAF, ce qui fera baisser son prix avec le temps.
Que font les Émirats pour produire du SAF ?
Les Émirats arabes unis se sont engagés sur l'objectif Net Zero 2050 et investissent activement dans les infrastructures de production de SAF. Le partenariat ADNOC/Air bp développe des chaînes d'approvisionnement en SAF en s'appuyant sur les capacités de raffinage d'ADNOC. À Abu Dhabi, Masdar City mène des recherches sur la production de SAF Power-to-Liquid à partir d'hydrogène vert produit grâce à l'énergie solaire. Jetex a déjà mis en place un approvisionnement en SAF à son FBO de Dubaï DWC. Les Émirats ambitionnent de devenir à la fois consommateur et exportateur de SAF, en tirant parti de leur position de hub aérien mondial et de leurs abondantes ressources solaires.
Qui sont les principaux producteurs de SAF ?
Le premier producteur de SAF est Neste (Finlande), qui fabrique le Neste MY SAF à partir de déchets et de résidus, avec une capacité de production de plus de 1,5 millions de tonnes par an dans ses raffineries de Finlande, Pays-Bas et Singapour. World Energy exploite la première raffinerie dédiée au SAF aux États-Unis (Paramount, Californie). Parmi les autres grands producteurs figurent TotalEnergies (France), SkyNRG (Pays-Bas) et plusieurs producteurs émergents. Les capacités de production progressent rapidement, avec de nombreuses raffineries en construction dans le monde.